I... comme Iémai ! arrête de iouquai dans la iôrbe !
Autrement dit : "Eh ! mais ! arrête de gesticuler dans l'escalier !".
Une phrase bien absconse pour les non initiés. Il n'y en a d'ailleurs plus guère.
Bon, bien sûr, une phrase pareille n'arrive pas comme ça dans la conversation.
Je vais d'ailleurs la traduire mot à mot :
Iémai est une interjection. Iouquai, c'est sauter, de joie par exemple, du latin jocare, folâtrer. Et la iôrbe, c'est l'escalier à vis typique de cette partie du Doubs. Du latin orbis, le cercle.
Des informations que j'ai trouvé dans un livre qui était rangé dans la bibliothèque de mon grand-père et que j'ai redécouvert avec bonheur : "Glossaire du patois de Montbéliard", sorti en 1876 sous la plume de Charles Contejean. Un glossaire qui est un extrait des mémoires de la Société d’Émulation de Montbéliard (dont je fais partie) et que j'ai eu le bonheur de consulter en ligne :
Dans la vie courante j'emploie, mais je ne suis pas le seul, j'ai des amis qui les utilisent toujours, entre autres, les "must" de ce patois : le Cancoire qui est un hanneton et par dérivation une commère, la Campenotte qui est la jonquille (on va donc toujours aux campenottes au Lomont...), Feunai, c'est à dire farfouiller, une écrignole qui est quelqu'un de maigre, c'est le synonyme de Tritri...voir d'un "petit tritri" !
Et enfin le fameux beuiller, regarder avec indiscrétion qui donne : la beuillotte, celui qui regarder avec indiscrétion...
Tout un monde que j'ai le bonheur de vous faire découvrir.
Une phrase bien absconse pour les non initiés. Il n'y en a d'ailleurs plus guère.
Cette langue étrange est en fait, du patois du Pays de Montbéliard où j'ai passé mon enfance.
Et certains mots sont parvenus jusqu'à moi et parfois, j'en laisse échapper quelques uns au fil d'une conversation. Je les ai tellement entendus que j'oublie qu'ils ne sont pas français... Des mots qui se perdent mais font, à part entière partie de notre patrimoine.Bon, bien sûr, une phrase pareille n'arrive pas comme ça dans la conversation.
Je vais d'ailleurs la traduire mot à mot :
Iémai est une interjection. Iouquai, c'est sauter, de joie par exemple, du latin jocare, folâtrer. Et la iôrbe, c'est l'escalier à vis typique de cette partie du Doubs. Du latin orbis, le cercle.
Des informations que j'ai trouvé dans un livre qui était rangé dans la bibliothèque de mon grand-père et que j'ai redécouvert avec bonheur : "Glossaire du patois de Montbéliard", sorti en 1876 sous la plume de Charles Contejean. Un glossaire qui est un extrait des mémoires de la Société d’Émulation de Montbéliard (dont je fais partie) et que j'ai eu le bonheur de consulter en ligne :
Dans la vie courante j'emploie, mais je ne suis pas le seul, j'ai des amis qui les utilisent toujours, entre autres, les "must" de ce patois : le Cancoire qui est un hanneton et par dérivation une commère, la Campenotte qui est la jonquille (on va donc toujours aux campenottes au Lomont...), Feunai, c'est à dire farfouiller, une écrignole qui est quelqu'un de maigre, c'est le synonyme de Tritri...voir d'un "petit tritri" !
Et enfin le fameux beuiller, regarder avec indiscrétion qui donne : la beuillotte, celui qui regarder avec indiscrétion...
Tout un monde que j'ai le bonheur de vous faire découvrir.
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