C... comme Cachotier va !
Ah ça, les mentions "né(e) de père inconnu" ou " de père non dénommé" sont légion dans les actes de naissance au fil des siècles. Telle cette Marie Erminie Mairot qui prend pour époux Jean Pierre Félix Plancart (sic), le 4 avril 1883 à Koléa en Algérie.
Sur l'acte de mariage, est mentionné que l'épouse est née dans le Doubs à Chasnans au lieu-dit "Les Granges" le 18 octobre 1853. Sa mère est Alcine Félicie Mairot et son père n'est pas connu.Voici l'acte sur le site des ANOM.
Du classique qui ne surprend plus le généalogiste.
Mais lors de mes recherches, je suis tombé sur une mention plus qu'étrange dans un acte de naissance et de décès de ma famille maternelle. Une branche Doriot d'Etupes (25) s'est expatriée en Algérie vers 1845 et est allée peupler une ville spécialement créer en 1843 pour recevoir des colons : Douaouda. Le chef de famille Nicolas Doriot mort en 1865 à Douaouda, mais né à Etupes, deviendra même maire de la localité. Une localité située à une encablure de Kolea où s'étaient installés une partie de mes ancêtres paternels...
Au fil du temps, la famille, d'abord cantonnée à Douaouda essaime dans le secteur.
C'est ainsi que l'un des petits-fils de Nicolas Doriot, David né le 5 novembre 1861 à Douaouda va épouser à Isserville-les-Issers, une ville plus au Sud, une certaine Lucie Merloz, né le 2 janvier 1867 à Rovigo, actuelle Bougara au Sud d'Alger. Le couple n'aura qu'une fille morte à la naissance, le 19 décembre 1887. La mère, sans doute affaiblie par cette naissance difficile, ne survivra pas un mois à sa fille, puisqu'elle décédera le 16 janvier 1868 à Isserville.
David Doriot ne se remariera pas et ne fera plus parler de lui dans les actes d'état-civil jusqu'au 17 mars 1895. En effet, il déclare la naissance de son fils Julien Nicolas Doriot en mairie d'Isserville-les-Issers. Ce dernier est né à 2 heures du matin. Il est bien dit "fils de David Doriot cultivateur, domicilié à Isserville et de mère inconnue". Oui, vous avez bien lu : "DE MERE INCONNUE" !
C'est lui même qui vient déclarer son enfant et appose sa signature au bas de l'acte n°7. Le voici sur le site des ANOM.
Assez ahurissant tout de même : il serait alors le père d'un enfant né chez lui et dont il ne connaîtrait pas la mère... Très peu probable.
En mention marginale est stipulé que l'enfant est mort à six mois le 23 septembre 1895 à Isserville à 14 h 30. Et là, rebelote, l'enfant est bien né de David Doriot et de... mère inconnue.
Après quelques recherches et questionnements à un généalogiste chevronné, il semble probable que David Doriot vivait avec une femme séparée de son mari mais non divorcée. Pour plus de discrétion, la chose étant mal vue à l'époque, la mère de l'enfant a préféré garder l'anonymat.
Alors comment la retrouver ? Il suffit de consulter les registres de recensement de population pour découvrir l'identité de la belle inconnue. J'imagine déjà un petit séjour à Aix-en-Provence...
Sur l'acte de mariage, est mentionné que l'épouse est née dans le Doubs à Chasnans au lieu-dit "Les Granges" le 18 octobre 1853. Sa mère est Alcine Félicie Mairot et son père n'est pas connu.Voici l'acte sur le site des ANOM.
Du classique qui ne surprend plus le généalogiste.
Mais lors de mes recherches, je suis tombé sur une mention plus qu'étrange dans un acte de naissance et de décès de ma famille maternelle. Une branche Doriot d'Etupes (25) s'est expatriée en Algérie vers 1845 et est allée peupler une ville spécialement créer en 1843 pour recevoir des colons : Douaouda. Le chef de famille Nicolas Doriot mort en 1865 à Douaouda, mais né à Etupes, deviendra même maire de la localité. Une localité située à une encablure de Kolea où s'étaient installés une partie de mes ancêtres paternels...
Au fil du temps, la famille, d'abord cantonnée à Douaouda essaime dans le secteur.
C'est ainsi que l'un des petits-fils de Nicolas Doriot, David né le 5 novembre 1861 à Douaouda va épouser à Isserville-les-Issers, une ville plus au Sud, une certaine Lucie Merloz, né le 2 janvier 1867 à Rovigo, actuelle Bougara au Sud d'Alger. Le couple n'aura qu'une fille morte à la naissance, le 19 décembre 1887. La mère, sans doute affaiblie par cette naissance difficile, ne survivra pas un mois à sa fille, puisqu'elle décédera le 16 janvier 1868 à Isserville.
David Doriot ne se remariera pas et ne fera plus parler de lui dans les actes d'état-civil jusqu'au 17 mars 1895. En effet, il déclare la naissance de son fils Julien Nicolas Doriot en mairie d'Isserville-les-Issers. Ce dernier est né à 2 heures du matin. Il est bien dit "fils de David Doriot cultivateur, domicilié à Isserville et de mère inconnue". Oui, vous avez bien lu : "DE MERE INCONNUE" !
C'est lui même qui vient déclarer son enfant et appose sa signature au bas de l'acte n°7. Le voici sur le site des ANOM.
Assez ahurissant tout de même : il serait alors le père d'un enfant né chez lui et dont il ne connaîtrait pas la mère... Très peu probable.
En mention marginale est stipulé que l'enfant est mort à six mois le 23 septembre 1895 à Isserville à 14 h 30. Et là, rebelote, l'enfant est bien né de David Doriot et de... mère inconnue.
Après quelques recherches et questionnements à un généalogiste chevronné, il semble probable que David Doriot vivait avec une femme séparée de son mari mais non divorcée. Pour plus de discrétion, la chose étant mal vue à l'époque, la mère de l'enfant a préféré garder l'anonymat.
Alors comment la retrouver ? Il suffit de consulter les registres de recensement de population pour découvrir l'identité de la belle inconnue. J'imagine déjà un petit séjour à Aix-en-Provence...
Commentaires
Je n'ai encore pas cela dans ma généalogie !
Je suis curieux de savoir si les recensements seront effectivement plus loquaces. A suivre...