jeudi 30 juin 2016

Z comme Zou ! à l'année prochaine !

Nous voici donc arrivé au terme de ce Challenge AZ mis en place par Sophie Boudarel.

Un mois entier où ont été écrits des centaines de billets aussi divers que variés. Un mois entier à phosphorer sur sa généalogie. Un mois, finalement, à réfléchir sur ce qui fait le sel de cette passion : l'histoire des familles, des drames, des joies, des larmes, de la vie tout simplement.

Une réflexion qui a permis d'ouvrir d'autres pistes, d'autres voies à des recherches futures. Ça tombe bien, les vacances approchent à grands pas. L'occasion d'aller voir sur le terrain les trouvailles faites dans les actes.

Encore une fois, nous avons vu l'engouement enfler de jour en jour sur nos blogs ou sur les réseaux sociaux.

Un résultat encourageant et terriblement valorisant. Qui appelle bien évidemment une autre édition en 2017.

Allez zou ! Comme on dirait dans le Midi. Rendez-vous pour le ChallengeAZ de 2017 avec un autre thème. Ça tombe bien j'ai déjà le A !

mercredi 29 juin 2016

Y comme Y-a-t-il un chouan dans l'arbre ?

Je vous ai déjà parlé dans ce blog et lors de ce Challenge AZ de Victorine Joséphine Roussel l'arrière-grand-mère de ma compagne. Marié à 16 ans, mère à 17 et morte à 19 ans à Fougères en Ille-et-Vilaine.

En essayant d'en savoir davantage sur elle, je suis allé sur Geneanet, voir si d'autres arbres parlait de cette famille Roussel. Mes recherches avançant, je tombe sur ladite arrière-grand-mère sur cet arbre en ligne. La piste est bonne. Par chance les archives d'Ille-et-Vilaine sont en ligne. L'ascendance est vérifiée dans les moindre détails. 

Jusqu'à un certain Pierre Roussel né en 1780 à Saint-Germain-en-Coglès (35) et mort à la Bazouge-du-Désert (35) le 9 mars 1841 à 21 h au village (lieu-dit) de La Pinouère. Ce sont deux voisins qui déclarent son décès.

Rien de spécial donc dans l'acte de décès de ce laboureur qui s'éteint à l'âge de 60 ans. Mais sa fiche sur l'arbre trouvée sur Geneanet, un passage attire notre attention : "Pendant la chouannerie, a fait toutes les campagnes comme sergent. A été atteint d'un coup de feu à la jambe gauche et d'un coup de sabre à la tête. il est le père de 8 enfants et a fini sa vie dans le besoin. (Source Cercle généalogique du pays de Fougères)" !

L'arrière-grand-père de l'arrière-grand-mère de ma compagne aurait donc été un Chouans !

ChouanBreton.jpg
Par Charles Loyeux — Collection musée d'art et d'histoire de Cholet,
Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=3267179
Dans la fiche de Pierre Roussel dans cet arbre en ligne,  on trouve le même parcours. Mais avec une référence aux archives d'Ille-et-Vilaine : "État nominatif des anciens militaires des armées royales du Pays de Fougères admis par la Commission Départementale d'Ille et Vilaine à participer aux secours accordés par le Roi. (1825 - source AD35 série 4R)".


Voilà encore une piste à explorer lors de l'un de nos voyages en Ille-et-Vilaine.

Reste encore à déterminer à quelle chouannerie appartenait ce Pierre Roussel.

Vu qu'il est né en 1780, il n'a pu appartenir qu'à la troisième chouannerie qui pris fin en 1800. Plane aussi l'ombre de Cadoudal et de la conspiration de 1804... Mais n'anticipons pas.

Étonnant cette date de 1800. Si Pierre Roussel était visiblement un insurgé royaliste blessé au combat, l'arrière-grand-père de mon arrière-grand-père paternel, Jean Plancard,  était lui, à la même époque, dans le camp adverse, dans l'armée de la République. Les deux hommes auraient même pu s'affronter ! Mon aïeul, lui aussi se retira de l'armée pour cause de blessure en cette même année 1800 sur un champ de bataille en Allemagne.


mardi 28 juin 2016

X comme L'eXplication du texte de 1517

Bon, pour le X, je laisse à votre sagacité ce début de texte signé d'un notaire d'Aix-en-Provence et rédigé en juillet 1517. A votre bon cœur si vous voulez transcrire la suite !
Mes connaissances en paléographie s'arrêtent au XVe siècle. Et ici, le texte, pour simplifier les choses, est en latin.  

Un texte qui commence par le mot "Assignatio" le suivant m'échappe mais la suite doit être "honeste filie Alayone (ou Alcyone) Plancarde filie ? uxor magister(?) Petri Plancardi, faber(?)..."

Visiblement, ce texte de plusieurs pages rédigées sur du parchemin est un contrat de mariage. Entre une certaine Alayone ou Alcyone Plancard fille de Pierre, en 1517 à Aix-en-Provence. Ce Pierre en question doit exercer la profession de "faber" soit forgeron. A noter que le nom de famille a été latinisé.



C'est en tout cas ce que j'arrive à déchiffrer. Quant au nom du futur époux, je ne l'ai pas trouvé. Peut-être est-ce jeune homme répondant au nom de "Robine".

Reste encore à faire un pas de plus et non des moindre : découvrir le lien qui uni ces Plancard à ma propre famille.




Lors de mes recherches généalogiques, qui remontent à la fin du XVIIe siècle à  Carcassonne, j'ai trouvé mon plus ancien ancêtre connu : François Plancard. Je ne sais s'il est originaire de cette ville, toujours est-il qu'il y fonde une famille. Son métier touche au textile et non au métal.

Mais, ironie du sort, des décennies plus tard, mes ancêtres Plancard arrêteront leurs activités liées au textile, métiers qui périclitent au XIXe siècle, pour ouvrir des sociétés de serrureries et de fonderies.

Pour l'heure, en 1517, ce Pierre et cette Alayone Plancard, sans doute nés à la fin du XVe siècle, restent la trace la plus ancienne du nom Plancard jamais découvert dans les archives.

lundi 27 juin 2016

W comme Waouh !

Bon, le W n'est pas une lettre facile.

Alors, pour trouver l'inspiration, je suis allé voir du côté des statistiques. Et là : Waouh !

L'effet du Challenge AZ est visible à l’œil nu : si l'an passé l'opération avait généré 4.462 pages vues en juin, cette année, alors que le Challenge n'est pas encore terminé, le mois de juin affiche déjà 6.198 pages vues, soit près de 2.000 de plus qu'en 2015.  

Ce résultat reflète bien l'engouement que suscite la généalogie familiale.

Les pics sur le graphique ci-contre correspondant aux mois du Challenge AZ. 
On distingue nettement une progression depuis le début de l'opération.

L'occasion aussi de dire merci aux internautes qui ont bien voulu venir sur mon blog voir ce qu'il s'y passait.

Et rendez-vous demain pour l'avant-dernière lettre...

samedi 25 juin 2016

V comme La Voiture est retrouvée !

Longtemps je l'ai cherchée. Je l'ai retrouvé il y a très peu de temps.

Hélène Curie née Graff, la sœur de mon arrière-grand-mère Alice Doriot avait épousé en 1927 à Lyon Frédéric Curie. Officier des pompiers de Paris, il avait créé le seule réseau de résistance lié au au régiment. Emprisonné par les Allemands, il avait participé à la libération de Paris et avait, après la guerre et devenu lieutenant-colonel, créé le Groupement Hélicoptère de la Sécurité Civile qui existe toujours.

Cet homme avait une passion : les voitures et la vitesse. Il a allié les deux en s'offrant des voitures incroyables lui permettant, entre autres de participer à des rallyes.

Delage, Bugatti, Delahaye... Pour cette dernière marque, il est même devenu pilote officielle.

Longtemps j'ai entendu parler de cette Delahaye, une 135 M modèle sport carrossée à la main par Henri Chapron. 

A la mort de Frédéric Curie en 1956, la voiture est revenue avec sa femme à Etupes. Et puis elle l'a vendue. Ne restaient que des photos.

 

Comme celle-ci (ci-contre) en position décapotable sous un arbre avec à son bord Hélène Curie. 

La photo date de la fin des années 1940 sans doute dans le Var aux alentours du Lavandou.




 Ou celle-ci (ci-dessous) garée le long d'une haie en position demi-duc, c'est paraît-il le terme adéquat.

Honnêtement, je ne savais pas par quel bout commencer pour retrouver cette voiture.

Et puis j'ai arpenté le net. Il existe un club Delahaye en France que j'ai contacté. ILs m'ont mis en relation avec l'actuel propriétaire de la voiture qui est toujours en France.

Je vais aller voir cet homme cet été lors de mes vacances et enfin découvrir cette voiture d'exception.

vendredi 24 juin 2016

U comme Un trésor Unique dans une armoire...

Elle est dans ma chambre depuis très longtemps.

Adolescent déjà, cette armoire servait à ranger mes vêtements. Aujourd'hui, elle a la même fonction dans ma chambre.

En chêne, cette armoire du Pays de Montbéliard appartenait à mon arrière arrière-grand-père Charles Doriot, le mari d'Emma dont je vous ai parlé de nombreuses fois.

Elle date de son mariage : 1886 à Etupes.

Et elle recèle un trésor. Lors de sa restauration il y a de cela près de 15 ans, j'avais expressément demandé à l'ébéniste de ne toucher sous aucun prétexte aux quelques lignes écrites à l'intérieur de la porte gauche.

Rien à voir donc avec un quelconque tiroir secret bourré de Louis d'or. Il ne s'agit que de quelques lignes griffonées à la mine de plomb.

Et quelles lignes ! Des mots qui parlent de... distillation.

En effet, Etupes, tout près de Montbéliard, était au début du XXe siècle réputé pour ses cerisiers excellents pour la réalisation du kirsch. C'est moins vrai aujourd'hui. D'ailleurs, ma famille maternelle Doriot possédait des terrains sur les hauts du village. Elle les a d'ailleurs toujours. Sur ces terrains situés au lieu-dit "Les Bresses" (à prononcer sans le "è" avant les deux "s"), Charles Doriot en avait planté. Je les ai connus enfant.

Toujours est-il que plusieurs choses sont inscrites. D'abord en travers : "5 litres distillés, 1 litres marc, 2 litres rhum". Juste à côté : "6 l kirsch 1934" et en dessous : "7 l kirsch bien brûlé 1934" c'est à dire que les fruits fermentés ont attachés au fond de l'alambic dont le feu était trop vif et aussi  "4 l mélange".

Reste à savoir maintenant qui a écrit cela et pourquoi à l'intérieur d'une armoire à linge ! Les bonbonnes recouvertes de paille y ont peut-être été déposées... Précieux trésor.

En tout cas, ce n'est pas Charles Doriot, mort en 1931. C'est sans doute son fils Alfred, mon arrière-grand-père qui a hérité de l'armoire en question.
Quelques phrases qui montrent aussi la vie quotidienne de nos ancêtres et leurs préoccupations.

jeudi 23 juin 2016

T comme Transport : la dernière vignette de juin 1962

Cette carte fait partie des trésors envoyés par Jean-Luc Turlure, le neveu de Pierre Lubrano-Lavadero dit Pierrot, le second époux de ma grand-mère.

Dans l'envoi, se trouvait cette carte :

Une carte de transport pour trois sections du RSTA, le Réseau Syndical des Transports Algérois né en 1959 du RDTA, le Réseau Départemental des Transports Algérois. 
Pour plus d'information sur l'historique de ce réseau jusqu'à nos jours, je vous laisse découvrir la suite sur ce site.

C'est donc un abonnement de tram à plein tarif pour les sections de Lafarge, Grande Poste et Chemin de Pouyanne. 
Il appartenait à ma grand-mère, Irène Plancard née Lledo, veuve depuis 1953 de mon grand-père Alphonse Plancard. Elle habitait avec mon père Gabriel, mon oncle Georges et sa mère Maria de la Concepcion Salas épouse Lledo, dans un appartement de la rue des Sports, bâtiment G des HBM. Tout près du Jardin d'Essais et du stade municipal.

Ma grand mère travaillait au Gouvernement Général comme "agent auxiliaire de bureau - dactylographe à la section du contrôle des distributions d'énergie électrique et des forces hydrauliques".

Le plus émouvant n'est pas ce côté de la carte, mais l'autre, celui où se trouve la photo :
En effet, outre la photo d'identité où l'on voit ma grand-mère âgée d'environ 44 ans (qui s'est remariée l'année précédente avec Pierre Lubrano), on remarque que cette carte a été délivrée le 4 avril 1962 et qu'elle comporte trois vignettes payées : avril, mai et juin 1962 et qu'elle n'en comporte plus pour le mois de juillet.

Juin 1962... C'est le mois et l'année où les premiers rapatriés d'Algérie affluent vers Marseille. 
Juin 1962, c'est le mois où ma grand-mère a fait partie de ces rapatriés avec son mari, sa mère et ses bagages. Mais sans ses fils, toujours mobilisés dans l'armée et qui ne reviendront en France, à Cuges-les-Pins, 101 Route Nationale, dans les Bouches-du-Rhône, qu'une année après.

Comme quoi, une simple et anodine (en apparence) carte de transport permet de retrouver le destin de ses ancêtres pris dans le tourbillon de la grande Histoire.