jeudi 22 juin 2017

S comme... Vase de Sèvres du Président de la République

Récompense suprême, le vase de Sèvres décerné par le Président de la République a été octroyé en août 1901 à Guillaume-Michel Plancard.

"Le Courrier de l'Aude" du 6 août 1901 relate les Fêtes sportives languedociennes. Ce vase de Sèvres concerne l'automobile pour un concours d'obstacles.


Guillaume-Michel Plancard pilotait-il des automobiles ? Dans le Challenge AZ Michel Plancard s'était fait voler sa voiture. Et dans le même billet on trouve la trace de sa Panhard-Levassor en 1901. Celle sans doute avec laquelle il remporte de vase de Sèvres.

Dans "Le Courrier de l'Aude" du 17 avril 1897, on apprend que le comité des fêtes de Carcassonne souhaite organiser quatre manifestations dont des "courses d'automobiles et de vélocipèdes". Le nom de Plancard est cité sous cette rubrique.


Michel Plancard courait donc et fabriquait. Un article du "Courrier de l'Aude" du 16 mars 1898 mentionne un concours d'élégance à Monte-Carlo. Un certain M. Duchan de Carcassonne, qui a réalisé un honorable classement à la course Marseille-Nice, a aussi remporté le fameux concours d'élégance avec une voiture "particulièrement remarquée par les membres du jury qui lui ont décerné une médaille".
 Il se trouve que cette "voiture, d'un cachet vraiment superbe, sort des ateliers de construction de M. Michel Plancard fils".


Michel Plancard fabriquait, ou améliorait donc, des automobiles. Une information confirmée par une publicité dans "La Solidarité" du 25 novembre 1905 :




mercredi 21 juin 2017

R comme Remises de prix et obtention du poireau

La presse régionale ou départementale fourmille de remises de prix en tout genre.

Et les Plancard pullulent dans cette rubrique.

Comme l'écrit du brevet élémentaire remporté haut la main par cette demoiselle Plancard dans "Le Courrier de l'Aude" du 1er juillet 1891. Le Brevet élémentaire qui se préparait en trois ans après les classes primaires étaient une aubaine pour les filles qui n'était pas encore admises aux épreuves du baccalauréat.


 Récompense scolaire aussi pour ce François Plancard de l'école du Musée, école laïque sur le square Gambetta de Carcassonne. École laïque ? Toutes les branches Plancard ne sont donc pas scolarisées dans des écoles catholiques.

Le jeune François Plancard, en fait François Marius, petit-fils du fondeur François, né en 1870 reçoit donc un prix de 3e classe (il y en a 5) par le Sou des écoles.


 Et il faut voir le décorum. Les lauréats des premiers prix : Arthur Sarrazin pour l'école du Bastion et Théophile Peyrottes, pour l'école du musée se font coiffé d'une couronne qu'ils vont "spontanément" et dignement déposer sur le buste de la République comme en témoigne l'article de "La Fraternité" du 21 août 1880.

Les écoles chrétiennes de la ville basse ne sont pas en reste. Puisqu'un article du "Courrier de l'Aude" du 12 août 1886, couronne un autre François Plancard, 7 ans, lui aussi petit-fils du fondeur François. Il est l'un des trois enfants à recevoir le prix Vergnes en l'occurrence, un livret de Caisse d’Épargne.


2e prix ex-æquo pour le même François Plancard qui excelle visiblement en gymnastique dans cette article du "Rappel de l'Aude" du 1er août 1893.


Les prix reçus peuvent aussi découler de son activité professionnelle et par là renseigner sur les activités des ses ancêtres.

Comme dans cet article du Messager du Midi du 21 août 1867 où Jean Plancard reçoit une mention honorable pour un porte-bouteilles à l'exposition industrielle de Carcassonne.


Ou cette médaille d'or pour François Plancard à l'exposition industrielle et commerciale de Carcassonne de 1884 dans un article de "La Fraternité" du 16 juillet 1884 :


Un prix aussi pour un vin remarquable : une médaille d'argent pour un blanc de rouge de 1909 et un blanc de blanc de 1909. Au passage, je ne savais pas qu'un Plancard était viticulteur. On le sait par un encart du "Courrier de l'Aude" du 22 juin 1911 :


Je me demandais bien quel était ce Plancard. Villalier étant un village de l'agglomération de Carcassonne. Je le sais grâce au Journal Officiel du 1er octobre 1920.


Jules-Antonin, pas le médecin, celui qui se marie à Bouilhonnac et dont j'ai par la lettre B de ce ChallengeAZ.

Cette mention au JO signale qu'il est fait chevalier du Mérite Agricole par décret du 24 septembre précédent. Un des mes ancêtres portait donc le fameux "poireau". Comme quoi, la presse ancienne montre encore son utilité dans les recherches généalogiques.

mardi 20 juin 2017

Q comme... Qui sont-ils ?

Je vous l'ai dit dans le premier billet de ce Challenge AZ, les personnes portant le nom Plancard en Langue doc sont toutes de ma famille.

Cependant, à travers les coupures de presse certains restent encore pour moi de parfaits inconnus. Je n'ai pu, encore, les rattacher à l'une pu l'autre de mes branches familiales.

C'est le cas du "fils Plancard". Un petit garçon de 7 ans qui se trouvait le long de la voie ferrée à Saint-Couat-d'Aude dans l'arrondissement de Narbonne et le canton de Trèbes. Le malheureux enfant a été happé par le train alors qu'il essayait de rattraper ses oies. Qui est donc ce petit Plancard inhumé le 6 juillet 1891 comme le rapporte "Le Rappel de l'Aude" du 7 juillet 1891 ? Je ne le sait encore.


Qui est cet Hippolyte Plancard, scieur de long de 34 ans "inculpé de vagabondage et escroquerie d'un repas" comme l'écrit "Le Courrier de l'Aude" du 23 novembre 1886 ? Il réalise son forfait avec deux autres comparses chez un aubergiste, M. Bousquet, place d'Armes à Carcassonne. Cet Hippolyte est pour l'instant inconnu au bataillon.


Autre histoire, plus récente celle-ci mettant en scène un Régis ou Roger Plancard, 36 ans, terrassier de son état. Deux articles, l'un de "l'Eclair" du département de l'Hérault su 24 juin 1941 et l'autre du "Petit Méridional", édition de Montpellier du 17 septembre 1941, traitent la même affaire.


Ce Régis ou Roger Plancard, dont je ne sais rien, tabasse la fille de son amie. La police découvre que ladite jeune femme et sa mère, de nationalité belge ont fait usage d'une fausse identité pour obtenir des cartes d'alimentation.

Dans le second article, ce Plancard est condamné à 16 francs d'amende avec sursis et les deux femmes à 5 francs.


Idem pour ce Louis Plancard, journalier de 21 ans qui sauve un enfant de 5 ans 1/2 en se jetant à l'eau avec un camarade près du Pont de la Paix à Carcassonne.



L'article est paru dans "La Fraternité" le 10 juillet 1880.


Enfin, si connais le fameux Jules Plancard, je ne connais Marie Pouillès, directrice de l'institution Jeanne d'Arc. Je suppose qu'elle ne fait pas partie de la famille mais que Jules Plancard est cité pour son implication dans les établissements scolaires catholiques de Carcassonne.

L'avis de décès est paru dans "Le Courrier de l'Aude" du 9 août 1917.


Des heures de recherches en perspective...


lundi 19 juin 2017

P comme Phylloxera

On le sait. Dans la deuxième moitié du XIXe siècle le phylloxera, un insecte qui détruit la vigne, s'installe en Languedoc et bien sûr dans l'Aude.

On cherche, souvent de façon empirique, des moyens pour s'en débarrasser.

On emploie alors un solvant très toxique : le sulfure de carbone appelé aujourd'hui disulfure de carbone. On l'injectait dans le sol pour que les émanations du gaz tuent ces pucerons ravageurs.

Dans "Le courrier de l'Aude" du 17 juillet 1887, un grand article paraît sur ce sujet qui préoccupe tous les producteurs de vin. Intitulé "Régénération de la vigne française", il met en lumière le procédé d'un certain M. Mirepoix, viticulteur de la région qui, semble-t-il, a trouvé une solution.

Il dispose de la caution scientifique d'éminents chimistes et propose de dissoudre le sulfure dans l'eau par la vapeur.


Et ça tombe bien, car la maison Plancard, celle de Michel, s'est fait une spécialités des machines à vapeur dans le domaine agricole.

L'ingénieur des Arts et Métiers se lance dans l'aventure et imagine dit-on "un instrument d'une réelle simplicité". Bref : deux cylindre s'imbriquant l'un dans l'autre qui reçoivent le sulfure qui est porté à "une température de sept à huit atmosphère", soit sept à huit fois la pression atmosphérique. Ainsi la combinaison de la pression et de la chaleur permet au produit chimique de complètement se dissoudre. Et c'était là, selon M. Mirepoix, le secret de la réussite.

Un marché donc, que ce traitement de la vigne contre le fléau du phylloxera. C'est ce que développe un article de Claude Marquié dans La Dépêche du 20 avril 2014. Il cite notamment la maison Plancard qui fabrique, avec d'autres, "une grande quantité de soufreuses, échaudeuses et sulfateuses".

On sait que ces traitements sont restés vains. Et que la solution qui est toujours utilisée aujourd'hui, consiste à faire porter la vigne sur des porte greffes de plants américains.

Mais il est toujours agréable de constater l'ingéniosité et l'inventivité de ses ancêtres dans des domaines aussi insolites que celui-ci.

samedi 17 juin 2017

O comme... Olé !

Je vous entends d'ici : avec ce Olé !, il va nous parler de ses ancêtres espagnols entre Catalogne et Pays Valencien.

Et bien nom, ce Olé ! est synonyme de corrida.

Car dans la page 3 de "L'Express du Midi" du 24 avril 1900, un entrefilet a attiré mon attention.


On y voit que le secrétaire-adjoint est un certain Jules Plancard. Celui-là même qui s'était présenté en 1884 aux élections municipales sous la bannière monarchiste. Celui-là même qui est impliqué dans l'administration des écoles chrétiennes.

Dans l'article de ce blog, on apprend que le Club Taurin Carcassonnais a vu le jour en 1899. Il y a fort à parier que Jules Plancard fut un membre fondateur. On y voit aussi une photo avec Antonio Montes, illustre matador. Et les membres du bureau. Jules Plancard y figure sans doute.

Si vous quelqu'un a des informations sur l'histoire de ce Club Taurin, je suis bien évidemment intéressé.

Mais, il n'y a pas que la tauromachie qui intéressait les Plancard. Le 18 mai 1904, dans le "Courrier de l'Aude", on trouve un François Plancard faisait du tir à 200 mètres au 127e Territorial comme "non sociétaire". Il totalise 11 points en 6 balles.


Les Plancard sont aussi versé dans l'escrime. Et sans le savoir, mon fils Hadrien perpétue cette tradition que je ne connaissais pas avant d'avoir découvert cet article. Et ce, même si François Plancard que l'on a vu tireur, a déclaré forfait à ce championnat de fleuret en huit touches avec handicap secret.

Cet article du "Courrier de l'Aude" du 13 février 1910 relate ce tournoi d'escrime organisé par "L'Union Sports de Carcassonne" :



vendredi 16 juin 2017

N comme... Nouvelle vie : devenir patron

Dans plusieurs billets j'ai évoqué des publicités pour la Maison François Plancard, fondeur carcassonnais. En 1878, paraissait même un publicité où il était noté : "Ancienne maison Bléchemit".

La carrière de François Plancard, réputé pour sa prudence dans la gestion de son affaire, n'a passé le pas séparant le statut d'employé de celui de patron que très tardivement.

En effet, dans "La Fraternité" du 25 février 1877, François Plancard a 58 ans, une annonce légale mentionne l'avis de la vente du matériel et des matières premières de ma maison Pierre Bléchemit. L'article donne son statut au sein de la fonderie dans laquelle il travaille : "Contre-maître à la fonderie Marsal". Je conseil la lecture de l'article sur les vestiges des anciennes fonderies carcassonnaises en cliquant ici.

On voit aussi que l'épouse de Pierre Bléchemit est Céline Andrieu. Andrieu, un nom Toulousain qui va s'allier aux Plancard d'une autre branche. Reste à savoir si cette Andrieu est affiliée à mes ancêtres.

Voici donc, François Plancard qui se lance dans la grande aventure de l'entreprise et change radicalement de vie. Sûrement pour lancer son fils Michel-Guillaume, 22 ans en 1877 et sortant des Arts et Métiers d'Aix-en-Provence :


D'ailleurs, un article du "Courrier de l'Aude" du 19 juillet 1898, relate la création de la société inscrite au tribunal de commerce de Carcassonne : "Michel Plancard fils et Compagnie". François Plancard a 79 ans et décédera onze ans plus tard.

On voit donc que l'entreprise bichonnée par François va passer dans des mains pus jeunes, celle de son fils de 43 ans.


 Pour la bonne bouche, dans le "Courrier de l'Aude" du 11 mai 1905, un très grand article mentionne Michel Plancard, comme administrateur de la "Société betteravière du Midi" qui utilise la betterave pour la transformation de cette plante en alimentation pour le bétail ou tout autre chose.

Une histoire de famille qui se fond, c'est le cas de le dire, dans la grande et belle histoire industrielle de Carcassonne.


 








jeudi 15 juin 2017

M comme... Un médecin entre émulsion Scott et tentative de meurtre !

Dans un billet de 2011, j'avais évoqué la personne d'Antoine Plancard, le seul médecin de la famille. En fait, son prénom est Antonin.

Il se trouve que de ce médecin qui mourut à Toulouse en 1929, la presse du Languedoc a parlé abondamment. D'abord dans "Le Courrier de l'Aude" du 9 décembre 1882 où l'on apprend qu'il est bachelier ès-sciences :


On le retrouve dans une publicité parue dans l'édition de l'Hérault "L’Éclair" du 7 mai 1895. Il y vante "L'émulsion Scott", un reconstituant qui n'est autre que de l'huile de foie de morue. Pour en savoir davantage voici un article de la Société d'Histoire de la Pharmacie.


Mais Antoine Plancard, soigne aussi concrètement les patients. Comme il est signalé dans cet article du "Courrier de l'Aude" du 21 août 1896. Un employé déchargeant des bandes de fer s'est blessé au cuir chevelu. Les premiers soins lui ont été donné par la pharmacie puis il a été transporté à l'hôpital où il a été pris en charge par le Dr Plancard. Ce dernier, interrogé par la presse déclare que ce n'est pas grand chose "à moins qu'il ne survienne des complications imprévues"...


On le retrouve encore dans "Le Courrier de l'Aude" du 6 novembre 1901. Un cuisinier s'est ouvert la main en travaillant au désossage d'un quartier de viande. Le docteur Plancard est là encore une fois et lui donne les premiers soins. Il déclare aussi "que le blessé ne pourra reprendre son travail avant 15 jours".


Un petit mois plus tard, Antoine Plancard intervient dans une affaire bien plus sérieuse. En effet, "Le Courrier de l'Aude" du 12 décembre 1901 relate une affaire de tentative de meurtre dans la petite bourgade de Caux-et-Sauzens, non loin de Carcassonne.

Le bon docteur vient soigner un jeune métayer de 19 ans blessé à la tête par un coup de révolver tiré par un autre métayer de 22 ans. Mais le docteur pose son diagnostic et déclare "que la blessure nécessitait un repos de trois à quatre semaines"... "sauf complications" bien sûr !











mercredi 14 juin 2017

L comme... Loués soient-ils !

Monarchistes, généreux, très aisés, intégrés dans la bonne société, mes ancêtres Carcassonnais étaient aussi très catholiques.

Logique me direz-vous. Les enfants sont inscrits chez les frères des écoles chrétiennes et les parents, comme nous le verrons, sont impliqués dans lesdites écoles.

Mais d'abord, c'est un article du 5 août 1896 dans "Le Courrier de l'Aude" qui a retenu mon attention.

Jules Plancard, le serrurier qui s'était présenté en 1884 sous l'étiquette monarchiste pour les élections municipales fait encore parler de lui dans le journal.

En effet, il participe à hauteur de 5 francs à une souscription en faveur de deux prêtres "spoliés" dit-on "à l'occasion des processions".

Pour retrouver cet article, il suffit de cliquer sur cette légende.

Moins de 10 ans après cette date sortira la fameuse loi dite "de séparation des églises et de l’État". Autant vous dire que mes ancêtres y seront farouchement opposés.

Pour l'heure, il s'agit de compenser la loi dite "d'abonnement" du 16 août 1895. Cette loi est appelée "Loi de spoliation" par les fervents catholiques. En effet, la loi prévoit une taxe sur les congrégations religieuses concernant leurs biens meubles et immeubles.

Le 17 janvier 1905, on retrouve Jules Plancard en vice-président de l'Association des Anciens Elèves des Frères pour une fête en faveur des enfants des Ecoles Libres Catholiques.

Il avait déjà endossé le costume de vice-président l'année d'avant. Le 11 août 1904, "Le Courrier de l'Aude" mentionne les "Adieux aux frères des écoles chrétiennes".

Pour retrouver cet article, il suffit de cliquer sur cette légende.
L'amicale des anciens élèves disent un au revoir "à leurs anciens maître qu'une loi inique  veut essayer de proscrire". La loi "inique" est celle du 7 juillet 1904, dernier opus de la loi d'expulsion des congrégations.

La loi de 1904 indique que les congrégations n'ont plus le droit d'enseigner en France. Ce n'est pas autre chose que dit le Frère Louis des Anges, le directeur. Jules Plancard, lui, "salue les disciples de St-Jean-Baptiste-de-la-Salle avec le ferme espoir de les revoir bientôt reprendre la place qu'ils occupaient si dignement hier encore".







mardi 13 juin 2017

K comme... Kesako ?

A quoi sert donc un Comité d'initiative ? En tout cas celui où l'on trouve dans la "Liste N° 78", une certaine Jenny Plancard.

Jenny Plancard, née en 1842 à Carcassonne et dont la tombe est toujours visible au cimetière Saint-Michel. Cette couturière au prénom exotique est restée célibataire. Elle est enterrée avec sa tante Geneviève et quelques-unes de ses sœurs, elles aussi restée célibataires.

Elle est la fille du serrurier Pierre Plancard et de Justine Cauture.

Le 21 juillet 1875, "La Fraternité" explique qu'elle donne 3 francs. Une autre Plancard, peut-être l'une de ses sœurs, donne, elle, 1 franc.

Pour retrouver l'article dans la page originale, il suffit de cliquer sur cette légende.
On imagine que ce Comité d'initiative réunit est une sorte d'association caritative chargée de recueillir des fonds. Mais pour quelle œuvre donne-t-on ?

Il faut se plonger dans le même journal mais du 7 juillet 1875 pour trouver Jean Plancard et François Plancard, le fondeur de l'allée d'Iéna donner eux aussi de l'argent :

Pour retrouver l'article dans la page originale, il suffit de cliquer sur cette légende.

 On trouve alors les raisons de ces dons :

Pour retrouver l'article dans la page originale, il suffit de cliquer sur cette légende.

Les inondés du Midi sont donc au cœur de cet élan de solidarité.

En effet, c'est le 23 juin 1875, que des crues catastrophiques ravagent le Midi suite à des pluies interrompues. Les dégâts sont considérables surtout à Toulouse.

On peut retrouver l'histoire de ces crues à travers la presse sur le blog de la BNF.

Pour exemple, la crue de la Garonne ravage Toulouse, touche des dizaines de villages et provoque plus de 200 morts.

Les photos sont édifiantes comme celle-ci prise place du Château d'eau.

Toulouse , inondations de 1875, Place du château d'eau - Fonds Trutat - MHNT.PHa.1018.18.135 (cropped).jpg
Par Eugène Trutat
Cette photographie provient du fonds Eugène Trutat, conservé par le muséum de Toulouse.
Elle a été placée sur Wikimedia Commons dans le cadre d’un partenariat avec Wikimédia France.

Fonds Trutat, Domaine public, Lien

Ou encore celle-ci du pont suspendu Saint-Michel :

Toulouse. Inondation (d’une autre main , « de 1875 »). Piles du pont St-Michel - Fonds Trutat - 51Fi255.jpg
Par Eugène Trutat
Cette photographie provient du fonds Eugène Trutat, conservé par les archives municipales de la ville de Toulouse.
Elle a été placée sur Wikimedia Commons dans le cadre d’un partenariat avec Wikimédia France.

English | français | +/−, Domaine public, Lien

Généreux donc, mes ancêtres carcassonnais et solidaires avec les sinistrés. Sans leur prêter d'autres intentions, ils participaient aussi à cette philanthropie des personnes aisées de cette époque.
Mais il est sympathique tout de même de les retrouver dans cette posture.
Et grâce à ces entrefilets, il est possible de replacer leur parcours de vie dans cette histoire régionale et nationale aujourd'hui presque oubliée.














lundi 12 juin 2017

J comme... Jocko le rhum qu'il vous faut !

Des publicités pour les diverses sociétés Plancard de Carcassonne fleurissent un peu partout dans les pages des quotidiens anciens : labourage à la vapeur, automobile, fonderie... j'en passe. Toujours en rapport avec le métal. Comme celle-ci du 21 mars 1920 :

Pour obtenir la page où se trouve cette publicité, il suffit de cliquer sur cette légende.

Mais l'une d'elle, qui se répète plusieurs jours d'affilée, paraît donc entre autres dans "Le Rappel de l'Aude" du 6 juillet 1892.

Cette publicité vante le "Rhum Jocko". A part d'anciennes bouteilles, je n'ai pas trouvé de renseignements sur ce remontant. Pourtant, la publicité est formelle : "La réputation du Rhum de la plantation JOCKO, de la Martinique, n'est plus à faire". Dont acte.

On peut retrouver cette publicité en cliquant sur cette légende
On apprend aussi qu'il est "très hygiénique par les grandes chaleurs"... Un slogan qu'on ne verrait plus de nos jours.

Ce qui est intéressant, ce ne sont pas ses usages très nombreux, mais l'endroit où l'on peut se le procurer.
L'amateur de remontants "veloutés" peut donc le trouver chez Plancard évidemment !

Mais je ne savais pas qu'un épicier se trouvait dans les rangs de ma famille Carcassonnaise. La boutique était donc située Grand'Rue, près du musée. Le musée aujourd'hui, se trouve rue de Verdun. En 1892, la bataille du même nom n'avait pas encore eu lieu...

Alors, j'ai cherché un moment avant de mettre la main dessus. Le Plancard en question est un certain Jacques né le 31 janvier 1851 à Carcassonne et mort en 1927. Il est le fils de François et de Jeanne Brezet et le neveu de mon aïeul Gabriel.

Il épouse en 1877 à Carcassonne, Marguerite Izard qui est épicière. Au moment de son  mariage, elle est dite née à Fanjeaux dans l'Aude en 1854 (mais elle n'apparaît pas sur les registres de naissances de cette commune !) Elle est domiciliée avec sa mère au 3 Grand-Rue. Très sûrement l'adresse de la fameuse épicerie.

Si l'on imagine que le 3 Grand-Rue est devenu le 3 rue de Verdun dans les années 1920, l'échoppe de Jacques et Marguerite Plancard est alors sans doute devenue un restaurant Vietnamien :



On peut aussi bien imaginer l'entrée de la boutique qui ressemble davantage à une épicerie qu'à un restaurant si l'on fait abstraction du décor de pagode.

Enfin, si l'on regarde de plus près cet acte, on remarque d'abord que son père Jean-Baptiste Izard, cultivateur est mort en 1858 à Mirepoix dans l'Ariège. Et que sa mère, Catherine Marty est aussi épicière.

Marty, Marty... Mais oui, l'autre épicerie qui vend le fameux rhum Jocko est l'épicier Marty, rue Victor-Hugo, à deux pas de la rue de Verdun dans la Bastide Saint-Louis. Reste maintenant à établir le lien familial entre ces deux épiceries.

Voilà encore une belle avancée généalogique grâce à un simple encart publicitaire...













samedi 10 juin 2017

I comme Incendies

La vie de nos ancêtres, comme la nôtre d'ailleurs, n'est pas de tout repos. Nous le verrons de façon plus violente à la lettre X.

Le journal "La Fraternité" du 20 décembre 1884 rapporte ce fait :

Pour retrouver cet article, il suffit de cliquer sur cette légende.
La maison Plancard au 90 rue du Mail a donc, quelques jours avant Noël, été victime d'un feu de cheminée. La rue du Mail, m'est pour l'heure inconnue. Il existe actuellement, la rue du Jeu du Mail, mais il ne semble pas que ce soir la bonne.

On imagine le sapin, l'ambiance d'avant Noël. Ce n'est pas qu'il fasse très froid, mais on allume une flambée et la cheminée qui s'embrase met tout le monde dehors ! Des flammes sortent par le dessus et on craint pour la charpente et les maisons alentours.

Alors on appelle les pompiers qui éteignent le tout rapidement. Rien de méchant finalement.

Cependant, "La Fraternité", journal de gauche n'hésite pas, c'est de bonne guerre, à étriller les Plancard, monarchistes :


La police s'en mêle, on s'aperçoit qu'une défaut de ramonage est à l'origine du sinistre et une amende a été adressé au sieur Plancard ! On ne lésine pas avec la sécurité à Carcassonne !

Bien plus tard, c'est dans "Le Courrier de l'Aude" du 24 octobre 1915 que l'on trouve trace d'un incendie :

Pour retrouver l'article, il suffit de cliquer sur cette légende
Le 2 rue de la Liberté, c'est le domicile des Plancard adossé au bastion de la Figuière dont j'ai parlé à la lettre F :



Bref, c'est le carton bitumé, un produit garantissant l'étanchéité, qui prend feu pour des raisons que l'article ne développe pas. On est en cœur de ville et les pompiers interviennent rapidement et éteignent aussi l'incendie.

Ici pas d'amende et des dégâts peu importants "couverts par la compagnie d'assurances"... ouf, on est rassuré !

Voilà. Pas de quoi fouetter un chat. Mais ces petits détails de la vie courante mettent un peu de pâte humaine à nos ancêtres à travers les petits tracas de la vie quotidienne.

vendredi 9 juin 2017

H comme... Honnête

On ne sait finalement pas grand chose du caractère de ses ancêtres. Coléreux ? Gentils ? Travailleurs ?

Parfois, des articles permettent de saisir quelques traits de caractères.

Vous vous souvenez que dans le post d'hier, en avril 1917, le jeune Fernand Plancard né en 1905 avait obtenu une bourse d'externat.

Deux ans plus tôt, alors qu'il est élève à l'école Victor Hugo. Cette dernière a été démolie au début des années 1980. Elle était située dans la rue des Études. N'en subsiste que le porche d'entrée.



"Le Courrier de l'Aude" du 19 juin 1915, mentionne l'honnêteté de ce garçon de 10 ans :


 On apprend donc qu'il habite au 48 rue Voltaire, l'ex rue Saint-Michel, celle qui passe juste devant la cathédrale :



IL rend donc le porte-monnaie à la veuve Pailhès qui réside au 29 rue des Amidonniers, non loin de là :



Mais le jeune Fernand, 10 ans, ne s'arrête pas là, puisque le même journal daté du 9 septembre 1915, il trouve dans la rue une feuille de pension militaire appartenant à Ernest Jean Auguste Raynaud, qu'il a sans doute rapporté à la police ou à l'intéressé.



Le fameux Raynaud qui doit avoir une cinquantaine d'années en 1915. On le retrouve sur Gallica dans le JO du 29 juin 1911 :


Et bien, grâce à la presse ancienne, on en sait aussi davantage sur les traits de caractère de certains membres de la famille.








jeudi 8 juin 2017

G comme... Une bourse pour les Gadzarts

Et oui, des Plancard sont sortis ingénieurs de la prestigieuse école des Arts et Métiers.

Au détour d'une recherche sur internet, je suis tombé sur ce document qui m'a interloqué :


Il relate, en 1902, les obsèques d'un anciens des Arts et Métiers : Xavier Fafeur. La société Fafeur était concurrente de celle des Plancard.

"Les camarades de la région s'étaient joints aux nombreux parents et amis du défunt, pour conduire le corps à sa dernière demeure" peut-on lire. Parmi ces camarades on trouve un Plancard (Aix 1872) qui tient, avec d'autres, l'un des draps mortuaires.

Aix indique l'école des Arts et Métiers et 1872, l'année d'entrée de la personne.

En fouillant la presse, "La Fraternité" du 10 octobre 1872 mentionne l'octroi d'une bourse pour trois postulants à cette école :


 On s'aperçoit aussi que les deux autres : Lannes et Guiraud, font partie du cortège funèbre de 1902 et ont bien intégré l'école en 1872.

Pour connaître l'identité de ce Plancard, il a suffit d'écrire à l'école d'Aix-en-Provence pour consulter le dossier scolaire. Il s'agit, en fait, de Michel Plancard, le fils de François, fondeur de l'allée d'Iéna.

Mais il suffit de se plonger dans la presse pour s'apercevoir qu'un autre Plancard a intégré l'école des Arts et Métiers d'Aix en 1886 : François Marius Plancard. Il a 16 ans ! C'est le neveu de Michel, le fils de son frère de son frère aîné Martin Plancard, lui aussi fondeur.

"La Fraternité" du 23 juin 1886 y relate ceci :


Brillants élèves donc, que ces Plancard.

Allez, encore un petit article pour la route.

Le 26 avril 1917, "Le Courrier de l'Aude", fait mention de bourses attribuées pour des élèves du lycée de Carcassonne :

Ce Plancard, né le 17 mai 1905, fils d'un mécanicien père de quatre enfants et qui obtient une bourse d'externat de 135 fr. est Aristide Fernand mort en 1964. Son oncle n'est autre que François Marius, le boursier des Arts et Métiers de 1886...

Le père d'Aristide Fernand, Pierre Jean (1876-1967) qui a épousé Marie-Jeanne Rousseau, a bien quatre enfants : Victor François (1902-1969), Aristide Fernand (1905-1964), Raymonde (1909-1996) et Germaine Victorine Renée (1913-1934)

Concernant Aristide Fernand, dont le prénom d'usage était Fernand, nous le rencontrerons à nouveau demain...

mercredi 7 juin 2017

F comme... La Figuière et son bastion

Autant le dire tout de suite, je n'avais jamais entendu parler, ni de la tour, ni du bastion de la Figuière à Carcassonne.

J'ai trouvé cette mention, pour la première fois dans le journal "La Fraternité" du 12 août 1877. Le journal relatait la séance du conseil municipal du 8 août 1877.

On y lit ceci :
Pour visualiser la page entière, il suffit de cliquer sur cette légende.
Un Plancard demandait donc un droit d'appui sur le bastion de la Figuière.

Mais où se situe donc le bastion de la Figuière ?

Sur Gallica, on trouve un plan de 1787 où Cité et Bastide Saint-Louis (la ville basse) sont représentées :


Dans la légende, on trouve au n°27 : "Bastion de la Figuière" :


Ce bastion protège l'angle du rempart qui enserre la Ville Basse. Une tour y est mentionnée.

Une affaire qui dure, puisque la mention de ce bastion revient dans "Le Courrier de l'Aude" du 14 avril 1886, soit neuf ans plus tard. Le bastion est semble-t-il démoli et ne subsiste que la tour ronde. En plein conseil municipal, ce Plancard brandit son titre de propriété sur la tour ronde !


Ah les droits de servitude...

On en apprend plus quant à l'identité de ce Plancard dans "Le Courrier de l'Aude" du 16 avril 1886 :


Jean Plancard époux de Françoise Campel. Les parents de Jules, le serrurier engagé dans la liste conservatrice aux élections de 1884 (cf le billet d'hier, lettre E)... On comprend mieux pourquoi, le couple prend un malin plaisir à embêter le conseil municipal de Carcassonne...

Mais où se trouvaient bastion et tour de la Figuière aujourd'hui.
La réponse, je la trouve sur le blog "Chroniques de Carcassonne" : à l'angle de la rue de la Liberté et du boulevard Jean Jaurès :




Tout à fait exact si on superpose le plan de 1787 et cette vue...

C'est donc à l'emplacement de cet immeuble que se trouvait la tour qui appartenait à Jean Plancard et qui a fait couler beaucoup d'encre aux journalistes de l'époque :